De retour de vendanges... laissez moi vous conter cette histoire...
1er jour à Meursault sans grand intéret si ce n'est "apprentissage" des bases. Mais bon faut pas avoir fait Maths Sup' ou sortir de l'ESC pour y arriver!
Ensuite c'est à Chambolles-Musigny que nous, vendangeurs intérimaires (et non pas intérimaires vendangeurs car dans la vie de tout les jours nombre d'entre nous sont étudiants - mais attention je ne m'inclue pas dans ce "nous" - vous suivez? - Non? - Tant pis) avons oeuvrés. Domaine François Berthot pour la p'tite info et le coup de pub (prononcez "pUb" pas "peub", on y boit pas vraiment la même chose).
Donc journée type dans ce domaine (et là promis pas de parenthèses sans fin car soit dit en passant pour toi lecteur - ou public comme dirait Franck - ça doit être plutot insupportable à la longue car tu dois pas toujours savoir où tu en es dans mon récit alors tu reprend plus haut etc etc):
- Départ 6h30 de Dijon en bus
- Arrivée à Chambolle à 7h15, café et prépa du casse croûte du matin
- Dans le trafic avec le club du 3ème âge ou a 25 dans la remorque (hum... chaleur et rapprochement...) pour aller au coeur des vignes.
- Au pied des vignes dès 7h45... et on coupe... et on coupe...
- Pause méritée (?) vers 9h30 avec casse croûte (préalablement préparé tu suis bien cher lecteur? - Oui j'avais promis plu de parenthèse mais je veux que tu comprenne tout comme il faut) ET verreS de blan
- Après plusieurs pieds (de vignes) coupés qui remplissent des seaux qui eux-mêmes remplissent des caisses... pause avec verreS de blanc.
- 12h/13h45 repas préparé par un vrai cuistot, on mange et on boit beaucoup (trop?)... enfin oui pas mal de rouge... beaucoup de bouteilles vides à la fin du repas... ça fait désordre!
- Pause vers 16h avec verreS de rouge à la clé.
- Fin de la journée vers 18h puis retour à Dijon pour 19h.
Ah... quelle expérience exceptionnelle... même si on est sérieux et qu'on enlève le fait qu'on y picole pas mal, faire les vendanges c'est participer à une aventure humaine... beaucoup d'échange, de partage, de convivialité... On a beaucoup de chances d'être tombé dans un domaine comme celui ci et j'espère les refaire l'année prochaine dans les mêmes conditions.
A mes collègues vendangeurs de France et de Navarre: avez vous trouvé une façon de vendanger qui ne fasse ni mal au dos ni aux cuisses? J'ai essayé toutes les positions: accroupi, assis, debout, à genoux, en levrette... et ça fait toujours mal!
C'est officiel... je fais partie de la grande famille des vendangeurs!